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Les Éditions Transhumances sont également présentes en librairie, principalement dans le département des Hautes-Alpes. À Gap, Briançon, Vallouise, Embrun,... L’été les Éditions Transhumances sont itinérantes, vous pouvez les rencontrer sur les marchés et les foires artisanales de la région.
Déclarée à la sous-préfecture de Briançon le 14 juillet 1979 (J.O. du 8 août 1979), l’association Transhumances a pour objet de :
« rechercher les possibilités d’une identité culturelle en pays à dominante touristique, par l’expérimentation sociale et la mise en oeuvre de moyens d’expressions dans les différents domaines de son intervention, c’est-à-dire dans une perspective tant historique, artistique qu’économique. »
Ce vaste programme s’est traduit, de 1979 à 1990, par la publication de 30 numéros de la revue Transhumances. Celle-ci a tenté d’explorer les différents aspects de la culture en milieu touristique, tout en posant la question d’une « culture touristique » proprement dite. Rappelons-en quelques thèmes : la neige (n° 5, janvier-mars 1979), les racines (n° 6, juin-août 1979), Émilie Carles (n° 7, octobre-décembre 1979), le travail saisonnier (n° 11, janvier 1981), la vallée de la Clarée (n° 13), les stations de sports d’hiver (n° 16), les frontières (n° 17), les routes, les refuges, les contrebandiers... Au moment où l’informatique permettait, avec des moyens modestes, de produire une maquette propre, la revue avait perdu ses lecteurs, égarés sans doute dans quelque désert culturel. Il était donc temps de tourner la page.
En 1987, la publication de la bande dessinée Le Glacier Blanc, de Nimos, a été le premier contact avec l’édition, suivi en 1990 de Paroles de saison, bref essai dédié aux travailleurs saisonniers du tourisme. Les dix dernières années du XX° siècle ont consacré le « schématisme historique ». La vulgarisation touristique (qui peut être un exercice noble) a pris le dessus sur la vérité historique. Et, tandis que la première répétait, au fil des brochures et des guides, l’historiette lisse et commercialisable du Briançonnais, la seconde semblait, sous la poussière de l’oubli, promise à la dent des souris. Transhumances a donc entrepris de combattre cette tendance simplificatrice et mensongère, voire révisionniste, de l’histoire locale, en donnant à lire quelques uns de ces érudits locaux des XIX° et XX° siècles qui avaient défriché le terrain de l’histoire locale. La publication de recherches originales vient compléter cet effort.
Comme la culture n’est jamais d’un seul tenant, qu’elle se révèle par des approches multiples, les éditions publient aussi des récits, des romans, des nouvelles, qui sont une autre manière d’explorer les montagnes du Briançonnais.
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